Les tiques en pleine nature : prévention et mesures à prendre après une piqûre chez les chasseurs et les chiens
10 de juin de 2026

Les tiques en pleine nature : prévention et mesures à prendre après une piqûre chez les chasseurs et les chiens

La présence de tiques en pleine nature n’est plus un phénomène ponctuel ni limité à certaines zones humides. Chaque saison, de nombreux chasseurs rencontrent ces parasites dans les bosquets de cistes, les prairies hautes, les chênaies denses ou les zones de passage de la faune.

Et même si une piqûre n’entraîne pas toujours une maladie, elle exige d’agir avec discernement et sans improvisation.

À la chasse, où l’on passe de nombreuses heures entre le maquis, les chiens, le gibier et la végétation dense, la prévention doit faire partie de l’équipement au même titre que de bonnes bottes ou des vêtements adaptés. De plus, il convient de dissiper certaines idées reçues très répandues : ni huile, ni alcool, ni feu pour retirer une tique. Mal s’y prendre augmente le risque d’infection.

Nous passons en revue un protocole complet et sérieux à suivre avant, pendant et après la journée de chasse, tant pour le chasseur que pour ses chiens.

Pourquoi y a-t-il plus de tiques en forêt ?

Les tiques prolifèrent particulièrement dans les environnements humides, à la végétation dense et où les animaux sauvages sont abondants. Les sangliers, les chevreuils, les cerfs, les renards ou le bétail en pâturage extensif peuvent servir d’hôtes.

De plus, les hivers doux favorisent leur activité pendant plus de mois de l’année. Il est aujourd’hui tout à fait possible de trouver des tiques même en dehors du printemps et de l’été, en particulier dans certaines zones de la péninsule.

Pour le chasseur, le risque augmente dans :

  • Les zones boisées et humides.
  • Les zones d’attente ou d’approche avec une végétation haute.
  • La récupération du gibier dans les broussailles.
  • Les journées de chasse avec des chiens de piste ou de battue.
  • Les terrains où les ongulés sont abondants.

Prévention avant de partir en forêt

La meilleure façon d’éviter les problèmes est d’empêcher la tique de s’accrocher.

1. Des vêtements adaptés et bien fermés

En forêt dense, il est conseillé de porter un pantalon long, des guêtres et des vêtements qui minimisent les points d’entrée. Rentrer le pantalon dans les chaussettes reste une mesure simple et très efficace.

Il est également utile de porter des couleurs claires sur le bas des vêtements, car elles permettent de repérer plus facilement les tiques avant qu’elles ne remontent.

2. Inspecter particulièrement les jambes et les chevilles

La plupart des tiques s’accrochent à partir de la végétation basse. C’est pourquoi la protection du bas du corps est essentielle.

À cet égard, il existe des vêtements spécifiques conçus pour réduire le risque lors de longues journées sur le terrain, comme les chaussettes anti-tiques de Chiruca, développées avec un traitement répulsif anti-tiques et anti-moustiques, à base d’ingrédients non toxiques, non irritants et respectueux de l’environnement.

Elles peuvent également être associées à des guêtres pour empêcher les tiques de s’introduire par le bas du pantalon, en particulier lors des chasses en battue dans une végétation dense.

3. Protection des chiens

Le chien de chasse est souvent encore plus exposé que le chasseur. Avant la saison, il est conseillé de consulter le vétérinaire pour assurer un entretien adéquat :

  • Colliers antiparasitaires.
  • Pipettes.
  • Traitements oraux.
  • Contrôles périodiques.

Tous les produits n’ont pas la même durée d’action et ne couvrent pas les mêmes espèces de tiques.

Pendant la journée : des habitudes qui aident

Même si nous portons des protections, plusieurs habitudes permettent de réduire considérablement le risque :

  • Éviter de s’asseoir directement sur les hautes herbes.
  • Ne pas laisser de vêtements par terre.
  • Inspecter les chiens lors des longues pauses.
  • Secouer les vêtements avant de monter dans le véhicule.
  • Être particulièrement vigilant après avoir traversé des zones de végétation dense.

Chez les chiens, les zones où les tiques s’accrochent le plus souvent sont :

  • Les oreilles.
  • Le cou.
  • L’aine.
  • Les aisselles.
  • Entre les doigts.

Que faire au retour de la montagne

C’est là que beaucoup commettent une erreur. L’inspection doit être effectuée dès que possible.

Chez les personnes

Il convient d’inspecter soigneusement :

  • L’aine.
  • Les aisselles.
  • L’arrière des genoux.
  • Le cou.
  • La racine des cheveux.
  • La zone lombaire.

La tique peut mettre plusieurs heures à s’accrocher complètement, il est donc important de la détecter rapidement.

Une douche et un changement de vêtements sont très utiles. De plus, les vêtements portés en pleine nature doivent être lavés dès que possible.

Chez les chiens

L’examen doit être manuel et s’effectuer calmement, en palpant à rebrousse-poil.

Souvent, les petites tiques passent inaperçues chez les chiens à poil dur ou long. Après une journée intense en pleine nature, cela vaut la peine de consacrer quelques minutes supplémentaires à cette vérification.

Comment retirer correctement une tique

Ce point est important.

Ce qu’il faut faire
  • Utiliser une pince fine ou un extracteur spécifique.
  • Saisir la tique le plus près possible de la peau.
  • Tirer lentement et de manière continue.
  • Désinfecter ensuite.
Ce qu’il ne faut PAS faire
  • Ne pas utiliser d’huile.
  • Ne pas utiliser d’alcool.
  • Ne pas la brûler.
  • Ne pas l’écraser avec les doigts.
  • Ne pas la tordre brusquement.

Ces pratiques peuvent favoriser la régurgitation du contenu de la tique vers l’hôte, augmentant ainsi le risque de transmission de maladies.

Signes d’alerte après une piqûre

La plupart des piqûres ne posent pas de problèmes graves, mais certains symptômes nécessitent une consultation médicale ou vétérinaire.

Chez l’homme

Consultez un professionnel si les symptômes suivants apparaissent :

  • Fièvre.
  • Douleurs musculaires intenses.
  • Fatigue prononcée.
  • Éruptions cutanées.
  • Inflammation croissante.
  • Symptômes grippaux après la piqûre.
Chez le chien

Consultez un vétérinaire si le chien présente :

  • Abattement.
  • Fièvre.
  • Boiterie.
  • Manque d’appétit.
  • Urine foncée.
  • Anémie ou apathie.

Dans certaines maladies transmises par les tiques, agir rapidement fait toute la différence.

La prévention fait aussi partie de la chasse

Un chasseur prudent prépare ses armes, ses bottes, ses documents et ses chiens. La prévention contre les tiques devrait faire partie intégrante de cette même routine.

Il ne s’agit pas d’alarmisme, mais de bien faire les choses dans un environnement où le risque existe. Tout comme on inspecte le terrain ou l’état du chien après une dure journée, examiner son corps et réagir correctement face à une piqûre relève simplement du bon sens cynégétique.

Et quand on parle de longues heures en forêt, de sous-bois denses et de chiens au travail, toute aide est la bienvenue. C’est pourquoi de plus en plus de chasseurs intègrent des vêtements spécifiques, tels que les chaussettes anti-tiques de Chiruca, à leur équipement habituel.

Categorías